Adoption, je t’aime moi non plus


Année : 2017
Réalisateur :  Stéphanie Malphettes

Durée :  75 mn


Synopsis 

Près de 40 % des adoptions généreraient des difficultés relationnelles. Dans le documentaire “Adoption, je t’aime… moi non plus”, diffusé mercredi 25 octobre sur France 5 et disponible en replay sur france.tv, huit familles évoquent leur parcours. Et brisent, avec tact, un véritable tabou.

En France, 17 000 couples attendent d’adopter. Et seulement 715 enfants l’ont été en 2015. Mais si la venue de l’enfant tant désiré est cause de joie, elle se révèle parfois source de profonde souffrance. Une ambivalence de sentiments que met au jour Je t’aime moi non plus, diffusé ce mercredi sur France 5. En France, la question de l’échec de l’adoption reste taboue, et complexe à appréhender puisque l’Etat ne dispose d’aucun chiffre officiel. « Les statistiques sont difficiles à obtenir parce que l’on n’ose pas parler de ces problèmes-là, en particulier quand la difficulté est du côté parental », explique le pédopsychiatre Pierre Lévy-Soussan, à la tête de la « consultation filiation » d’une association. « En tant que parents, il est délicat de se mettre à nu, et l’enfant est révélateur de vos points faibles. Avec l’adoption, l’effet est amplifié, car les parents sont supposés ne pas avoir de failles. Ils ont reçu un agrément (1) pour pouvoir adopter », analyse-t-il.

“Chacun arrive vers l’autre avec ses propres blessures et sa fragilité. Il est rare que cela se passe bien”, Stéphanie Malphettes

Ce sont à ces « failles » que s’intéresse la réalisatrice Stéphanie Malphettes. Son but ? Déconstruire le mythe de la famille parfaite et déculpabiliser les parents qui, le plus souvent par honte et par peur d’être jugés, s’enferment dans le silence. Un sujet qu’elle avait déjà abordé en tant que rédactrice en chef du magazine Les Maternelles. D’après la sociologue Catherine Sellenet, jusqu’à 40 % des parents adoptifs rencontreraient des difficultés relationnelles avec leurs enfants.

Pour la réalisatrice, cette situation tombe sous le sens : « Chacun arrive vers l’autre avec ses propres blessures et sa fragilité. Il est rare que cela se passe bien. » Des deux côtés existent des plaies béantes, à l’origine de la rencontre. Les parents ont dû surmonter leur incapacité à enfanter et faire le deuil de l’enfant rêvé. Les enfants ont eu à subir l’épreuve de l’abandon. Osant déconstruire l’angélisme contemporain entourant l’adoption, le film, pudique et digne, donne la parole à huit familles pour qui l’apprentissage de l’amour s’est fait à coups d’affrontements et de ruptures. « Créer un lien est un boulot à part entière », constate Paulette, mère adoptive de Grégoire, en constante rébellion jusqu’à ses 18 ans.

(Source: télérama)


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