Adopté de Colombie – 27 ans


Qu’est ce qui t’a amené à découvrir, faire ou vouloir utiliser ce don/ cette compétence/ cette initiative/ ce projet / ce média… ?
Un épanouissement personnel

Quel lien y vois-tu avec ton histoire ou ton parcours de parent ?
Aucune à première vue

Ton message à faire passer ?

Il dessine et écrit
Plus de douze ans à vagabonder dans les interlignes de mes songes, mes regrets, mes amours. Douze ans à voir évoluer un style à travers une écriture contant les ébauches d’un jeune adolescent qui s’est cherché pour se retrouver aujourd’hui en homme qui avance doucement vers la trentaine…

A propos de l’auteur
Né en Colombie à Pereira, Richard Compain est arrivé en France en 1993 à l’âge de deux ans et demi. Après des études en communication visuelle et design graphique, il s’est engagé dans l’armée en juin 2015. Il est cadre de l’armée de Terre depuis trois ans mais continue à suivre ses passions…

 

Richard nous partage un de ses poèmes

Peu importe les détours j’ai joué mon rôle à qui l’ tour, La porte à double tour, j’ n’attends pas d’ toi un retour.
Je n’ai pas pris la fuite, juste la vague à contre sens, Bu la tasse d’une cuite, éméchée comme je le pense.
Penses-tu aimer suite à cette pétasse qui t’a plu ?
Ce n’ fut pas une r’ussite, mais depuis je l’ai su. R’naître de mon cendrier, ressusciter des mots, N’être qui penser, censé citer mes maux.
J’ai largement douté, j’ai longuement souffert, J’ai pleinement r’gretté, j’ai finalement pris l’air.
Une apnée de souv’nirs qui s’échappe en fumée, J’ai résisté au pire, je happe la vie se filer.
Une vie sans filet, où risquer c’est s’accrocher Aux cordes sans les tirer, étriqué, laisse-moi respirer.
J’ai voulu m’foutre en l’air, mais remonté en scelle, Je me sens plus que fier, Pégase laisse-moi celle Qui t’fera pousser des ailes, ne lui jetons pas la pierre.
Mais elle d’vra percer en elle, comme vouloir se plaire.
Pas pour se taire, se terrer dans un silence, Qu’entre l’ciel et la terre, comme une plume qui s’élance Dans une immensité, la sortir de la cité. Lui rendre mille fois, ce qu’elle me donnera, Lui tendre un choix, arraché de ma croix, Celle que j’déporte au crois’ment d’un regard flagellant.Je n’ cherche plus à prouver, éprouvé par mes erreurs, Je laisse couler, collé à c’ papier de fleurs.
Une odeur de plâtre, amèrement fade qui plane Dans mes pensées âcres, qui doucement se fanent.
Fatigué d’essayer, j’ai aiguisé mes larmes, Armé, appuyé, j’ai essuyé ma lame.
Pour y faire face, effacer toutes traces, Preuves de ce crime, de ce cri sourd,
Un meurtre aussi intime, qui pèsera lourd Sur ma conne de science, une conne aisance
Où je perds le contrôle, où j’ai joué un rôle, Drôlement pris par l’ cœur, écœuré d’avance,
Frôlant peur et douleur à l’heure où y danse Hystérie et folie, au bras d’ma réalité,Telle une prise d’envie, d’oublier pour exister.
Aujourd’hui autre nuit, je me relève de loin, Huit heures et demie, je rêve d’briser le lien.
14 février terne mais une Valentine m’attend, Ma Julia sois reine, offre-moi tes yeux amandes.
L’or, tu l’auras Laura, l’oracle de mes sens, Poignarde-moi, là où psy s’mêle d’errance.
Érosion de mon cœur, corrélation entre corps, Une liaison qui ne meurt, un danger incolore.
Je veux toucher pour croire, et y voir trôner l’espoir.
Je me suis repenti, t’y pensais sûr’ment pas, J’ai ainsi réussi, si durement sorti d’là.
Pour elle j’ai renoncé, une ronce insensée Qui m’empêch’ra pas d’vivre, ivre de mes pêchés.
C’est quoi être libre, un bout d’peau écorché, Une cicatrice noire, ancrée par l’épine du désespoir.

J’ai fait mon deuil, œil pour œil, dent pour dent.
Et pourtant je cueille tant qu’il est encore temps.
Une jeunesse qui se perd, éperdument dans les gênes,
Une genèse éphémère, mère génitrice de cette haine
Que j’ai fuis par l’écriture, pour être et durer, Devise acquise sur un pas du rat, des chants osés,
Causés par l’envie d’réussir, réunir fierté et mérite,
Donner une raison à mes dires, et passer à la suite.
Je m’en sors, essoré mon passé, purgé mes conneries,
Ai-je tort, de renoncer à une once de folie ?
Pieds et mains liés, je m’en suis dénué l’esprit, Pris dans la démesure, j’en mesure l’inspi
Qui m’ouvre cette voie, une illustration sans voix, Un désaccord qui s’accorde à une spoliation.
J’me suis r’fusé à tort, raison polluée d’illusions, Illuminé par une dérision, qui semblait être vérité,
Terminé cette discussion, retour à la réalité. Réaliser que confusion est la risée d’mes confessions.
J’ai connu des heures perdues à me prélasser, Fatigué d’ les compter, les chercher à l’instant T.
Endormi dans des paraîtres agités, agissez,
N’me forcez pas à l’être, question insensée. Incendiez-moi,
faites-moi taire ces voix Qui résonnent aux appels des talons d’une brune,
P’tite conne industrielle, tu me dupes, tu m’enfumes.
J’ai essayé d’ vous quitter, par vingtaine d’puis mes vingt ans, Mais fidèle j’suis resté, accro à vos crépit’ments,
Accroché fermement à vos apaisements.

J’aimerai tant changer, gêné quand j’ te vois Comment assumer, consumer à trois.
Diviser l’Unité Divine, d’viner c’ qui s’ manifeste, Derrière cette routine, achèv’ment incomplète.
Mais j’ai enfin trouvé, en toi la perfection, Une perception touchée par deux de Cupidon.
Dans ton cœur, je m’enracine, mon laurier remplace l’épine, Tu m’as chassé du fleuve, j’ai peiné à le r’monter,
Mais me sentant seul, tu ma ram’né, ramé, Armé d’rameaux d’olivier, un dimanche victorieux Où une passion est née,
le trois alors d’vient deux. Au revers de mon combat envers ce pur-sang noir, Sois mon ancilia,
pacifier mon désespoir. Ne pas s’fier à c’tissu, j’dévoile ma soie à nu. Il y a tant d’ chose à dire, direct sur cet air,
Petite prose, une satire, attirer des vents des mers. Satyre, l’esprit nomade, ma ménade je te fuis,
En martyre j’prie, j’bad, ballade qui se vieillie.Hier d’mi strophe à trois, aujourd’hui ode de d’main, En martyre j’prie, j’bad, ballade qui se vieillie.
Hier d’mi strophe à trois, aujourd’hui ode de d’main,Vers ce refrain tu bois, l’origine de mes liens, Verre brisé en éclat.
Ce calice remis aux tiens,Tes lèvres s’y sont trempées, j’les ai goûté plus d’ sept ans.
Je n’ai pas pu t’apporter, servi sur un plateau d’argent C’gain d’argent providentiel, mille ciels dans tes voyages,
Tes vérités artificielles, je les souris au passage De ces mensonges tissés au fil du temps d’puis neuf ans.
Tapisserie bien brodée, piétiné d’sentiments, Faits et défaits, dévorés par le temps.
La sève de mon corps tarit par la vie, Enlacé dans c’grand voile, froissé comme mes rides,
Je m’assèche, me dévoile, comme un ruisseau aride. J’ai bu pour me noyer, à gauche canthare, à droite patère,
Mais toujours attaché à mes valeurs, à mon lierre.
Cantique d’un soir perdu, dûment retrouvé Après avoir traversé, ce rouge sang amer,
Une mère divisée, à elle j’me suis ouvert.
Ce gris écrit décrivant des cris silencieux Sera mon testament, je revis dans tes yeux.
Réussité, j’ai réussité Mains cloutés à mes prières, j’ai résisté.
Réussité, j’ai réussité Une gloire à mes pères, j’ai persisté.

 

Retrouvez son livre :

Au prêt de l’éditeur edilivre.com

Vous pouvez le contacter par mail: ……@gmail.com

Caractéristiques de l’ouvrage
Poésie Format – 17×24 cm – 82 pages – 10 €
ISBN : 9782414233717
Date de publication : 17/05/2018
Par Richard Compain

Richard est aussi un artiste illustrateur, quelque images des ses réalisations.
 

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