La Résilience

Souvent, nous sombrons malgré nous dans la rage, la peur, l’angoisse, le sentiment d’injustice, la colère, voire la haine. Le pire, c’est de ne pas savoir pourquoi et contre qui réellement nous devons crier cette haine. Il n’est pas rare qu’un événement, aussi futile soit-il, provoque chez nous, une émotion négative  puissante qui nous submerge, nous anéantit complètement, et nous fait perdre le contrôle de nous-même…au grand désarroi de nos proches.

Pourquoi moi ? Pourquoi suis-je comme cela ? Suis-je fou/folle ? Je ne suis pas normal(e). Je n’en peux plus. Je ne supporte plus.

La blessure enfouie à l’intérieur de nous, et issue du traumatisme conscient ou inconscient que nous avons vécu  bébé/enfant, existera toujours. Nous n’en guérirons pas. Mais ce qui est sûr, c’est que nous pouvons/devons apprendre à vivre avec pour avancer. Il faut apprendre à se relever, lever la tête, regarder devant. C’est ça la résilience : une force d’esprit incroyable qui va nous imposer d’agir et reprendre le contrôle de soi.

Boris Cyrulnik parle de l’art de naviguer dans les torrents. Cette image est très juste.

Tout le monde peut travailler sur ses capacités à devenir résilient. Il ne s’agit pas d’un trait de personnalité.

Quelques pistes pour développer sa résilience :

  • Avoir envie d’être heureux. Etape la plus difficile. En effet, c’est plus simple de se laisser aller au malheur que de se faire violence en pensant que nous méritons aussi ce bonheur ;
  • Croire en Soi. Reprendre le contrôle, c’est possible ;
  • Comprendre ce qui se joue en soi quand nous sommes emprisonnés par nos émotions négatives afin de déculpabiliser ;
  • Apprivoiser notre blessure. Apprendre à la reconnaître aidera à mieux la maîtriser. C’est l’enfant blessé et traumatisé qui s’exprime quand nous sommes en colère. Pas l’adulte  raisonné et raisonnable que nous sommes ;
  • Rencontrer des personnes résilientes ;
  • Suivre des thérapies, coaching, rencontres associatives etc., qui peuvent avoir un effet thérapeutique sur nous.

Enfin, il ne faut pas oublier que la résilience concerne toute personne ayant subi un traumatisme. Et pas forcément que les adoptés. Mais par définition, puisque nous avons été séparés de notre mère biologique, que beaucoup ont vécu de la maltraitance psychologique, physique, des conflits, du stress, que nous avons été privés d’affection, voire de soins, de manière plus ou moins durable, il est indéniable que nous en conservons des traces intérieures qui s’exprimeront plus ou moins fort selon les individus.

Aux parents adoptifs : la blessure portée par les adoptés n’est pas conditionnelle à l’amour que vous portez à vos enfants.

Pour aller plus loin…

Les vilains petits canards, Boris Cyrulnik (Odile Jacob)

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